drapeauxAXALundi 5 septembre, le leader de l’assurance sur le marché belge, AXA Belgium, a annoncé que 650 emplois seraient supprimés d’ici deux ans, soit 15% des membres de son personnel.

Après la banque c’est au tour du secteur de l’assurance de faire face à une période de turbulences et de restructuration intense. AXA Belgium parle d’une « simplification organisationnelle et d’une amélioration de la structure des coûts afin de gagner en efficience et en agilité »

Depuis quelques années, les banques poursuivent leurs efforts en matière de digitalisation et refondent profondément la stratégie de leurs réseaux de distribution. Cette réduction du nombre d’agences implique de repenser le rôle des agences bancaires dans un monde où l’essentiel des opérations courantes se passe sur nos smartphones, tablettes ou PCs.

Le monde des assurances est encore aujourd’hui moins numérisé que celui de la banque, mais le secteur est clairement le prochain à suivre cette révolution

Plus fragmentée que les réseaux bancaires, l’assurance est composée d’un tissu très large de courtiers indépendants, qui sont souvent de petites sociétés travaillant avec de multiples compagnies d’assurances. Ces PME ont de plus en plus de mal à résister face à la numérisation.

La révolution numérique ne touche pas uniquement les courtiers en ligne comme on l’imagine parfois. La numérisation de la relation avec le client concerne tous les courtiers, même les plus traditionnels. Le numérique a aussi des impacts profonds sur le fonctionnement interne des courtiers, créant des opportunités majeures de gains de productivité pour les plus agiles, et des défis difficiles à surmonter pour les autres. Lintensification des pressions règlementaires de la FSMA ne fait qu’augmenter ce besoin urgent de changements et de consolidation des plus petits acteurs.

Les courtiers et les groupes d’assurances qui décident de se donner les moyens d’agir maintenant seront les gagnants de cette révolution. Les autres…

Yannick Bollati